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Voies Navigables de France

 

Bâteau VNF

 

Mercredi 9 décembre 2010, un appel téléphonique de « Voies Navigables de France », Monsieur Patrick MARGUIN à l'appareil : « Bonjour, nous sommes en train de réaliser des relevés sur la Saône du côté de Verdun-sur-le-Doubs (71), nous aurions une question à vous poser concernant l'utilisation de votre réseau.. ». Verdun-sur-le-Doubs, à quelques 15 km du siège de S@T-INFO, l'occasion est rêvée pour aller voir comment fonctionne un relevé de bathymétrie (science qui mesure et réalise la topographie des fonds marins ou de rivières). Un quart d'heure plus tard, nous sommes sur les lieux afin de voir concrètement comment se réalisent les mesures sous l'eau.


Sur place, un bateau tout en aluminium, le '' BATHUS '' , unité du pôle bathymétrie de Voies navigables de France, direction interrégionale de Lyon, basée à Mâcon, vient nous chercher sur les bords de la Saône et nous emmène rapidement à quelques centaines de mètres plus loin, pour accoster auprès d'un ensemble composé de 2 grandes barges et d'un pousseur. Sur une des barges, une pelle à chenille de la société TOURNAUD plonge régulièrement son bras sous l'eau pour extraire les vases déposées dans le fond du chenal navigable. Cette vase est stockée sur la seconde barge qui sert à les transporter sur le lieu de stockage. L'objet de ces grands travaux ? Tout simplement conserver une profondeur « minimale » de 3,50m sous le niveau d'eau de la Saône afin que les bateaux puissent circuler. M. MARGUIN nous explique que la côte d'eau est une valeur d'altitude théorique à un endroit donné, par rapport auquel on va mesurer d'un côté la crue (+1 mètre ce jour), et d'un autre la profondeur du fond (3,50 m). Ce jour, la pelle descendait donc de 4,50 m par rapport au dessus de l'eau.

 
Barge et pousseur

Draguage

 
Barge récupératrice


Le rôle de VNF dans tout çà ? VNF agit comme gestionnaire pour le compte de l'état des voies navigables et va donc faire procéder aux travaux de dragage par une société privée et ensuite contrôler la réalité des travaux effectués en mesurant la profondeur et en mesurant le plus précisément possible le volume des matériaux extraits.


Le principe de la mesure : Le bateau de VNF embarque 3 sondeurs, un à l'axe du bateau et un de chaque côté, sur des bras métalliques dépliables espacés de 5 mètres de l'axe du bateau.
Ces sondeurs qui mesurent la profondeur du fond de la Saône à l'aplomb du bateau remontent 10 fois par seconde leurs mesures sur un ordinateur.

A l'extérieur du bateau, un mobile GPS, dont la position est corrigée à +/2 cm grâce au réseau GPS SAT-INFO, mesure la position du bateau et envoie celles-ci à l'ordinateur de bord. Il ne reste plus à l'ordinateur qu'à synchroniser les mesures des sondeurs et du GPS en tenant compte de la cote constante qui existe entre les 2 (soit 2,64m).

On obtient alors un semi de points suivant trois rangées distantes de 5 mètres (environ 100 000 points par kilomètre). Il reste à répéter l'opération plusieurs fois en réalisant des passages le plus parallèle possibles les uns des autres. Une fois toute la zone de travaux balayée, le logiciel de dessin va construire un modèle numérique de terrain et réaliser les courbes de niveau du fond de la rivière.


 
Capteur GPS dont la postion est corrigée
avec le réseau GPS SAT-INFO

 
Sondeur mesurant la profondeur du fond
 


Questions à M. MARGUIN :

Quelle précision recherchez-vous ? Nous essayons d’avoir une précision d’environ 2 cm pour la bonne et simple raison que nous travaillons sur de grandes surfaces et que Voies navigables de France ne paye que les volumes commandés et pas les sur-profondeurs . Vu les niveaux de prix de ces travaux très spéciaux, il faut être le plus précis possible.

Que vous apporte notre service RTK en réseau ? Il nous permet de commencer tout de suite les travaux en arrivant sur le chantier sans avoir à aller installer une base sur la berge le matin et nous économise les éventuels trajets pendant la journée pour la déplacer.

D’autres avantages ? Oui, on supprime le risque de vol de la base laissée seule toute la journée et à terme, on n’aura plus besoin d’entretenir des points fixes connus sur toute la longueur de la Saône. Un vrai bénéfice quand on connait la difficulté de pérenniser ces points !

Au niveau des résultats avez-vous trouvé des différences par rapport aux méthodes classiques ? Non, depuis que nous utilisons le service NRTK (Network Real Time Kinematic), les résultats sont cohérents avec les mesures antérieures. Nous avions un doute sur une éventuelle latence des mesures mais en fait tout se passe comme avec la base fixe.

Une petite heure à bord du bateau puis est venu le temps de retrouver la terre ferme. Merci M. MARGUIN pour ce petit moment de réalité quand on travaille a créer du virtuel.

 

 





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