Le concept de la station virtuelle permet de minimiser certaines erreurs systématiques:
La plus grande source d'erreurs de mesures GPS est l'influence de la ionosphère . L'ionosphère est un milieu dispersif dont l'influence se manifeste de manière fréquencielle. Les rayons solaires ionisent les électrons de la couche ionospérique, ce qui peut conduire à des erreurs de mesures GPS allant jusqu'à 50m. La densité d'électrons dans la ionospère dépend du cycle solaire dont la période est de 11 ans. L'influence de cette activité solaire grandit avec les taches solaires. Ceci montre que l'utilisation d'un modèle ionosphérique est indispensable.
L'influence de la troposphère sur les mesures GPS dépend des conditions météorologiques (température, pression, humidité) du moment. Ces valeurs peuvent être minimisées en utilisant un modèle approprié. Les erreurs d'orbite peuvent être corrigées ultérieurement au moyen des éphémérides précises.
Les orbites des satellites peuvent être corrigées a posteriori avec les éphémérides GPS précises.
Les effets du multipath proviennent de la réflexion des mesures sur une surface réfléchissante (métal lisse) se trouvant à proximité de l'antenne GPS. Il est difficile d'en tenir compte dans un modèle. En revanche, on peut être attentif à ce phénomène lors de la mise en place de l'antenne.
Le centre de phase de l'antenne est déterminé par les fabricants de récepteurs GPS; cependant, la valeur réelle du centre de phase peut différer de plusieurs milimètres de la valeur fournie. Pour déterminer la valeur exacte d'un centre de phase, on doit procéder à une calibration de chaque antenne séparément.